Paint It Green : Atelier de cuisine végétale ayurvédique

Hello la compagnie,

Comme j’ai plusieurs personnalités, aujourd’hui je vais vous parler de quelque chose d’un peu inédit sur le blog puisque je vais parler de… cuisine (comment ça spoiler dans le titre ?). Avant tout chose, il faut que vous sachiez que je ne suis absolument pas une chef dans l’âme et que cuisiner se réduit bien souvent (en ce qui me concerne) au mieux à mettre des pâtes dans de l’eau bouillante, au pire à dîner du houmous dans son contenant d’origine. Ca n’est pas que je ne trouve pas de plaisir à cuisiner, c’est juste que – bien souvent – je suis rattrapée par une flemme internationale (d’autant qu’il faut se taper la vaisselle derrière, genre grosse VDM ouais je sais).

Bref, tout ça pour dire que la cuisine et moi, la plupart du temps ça fait deux. Ce qui ne m’empêche pas d’être sensible tout de même à l’intérêt de bien manger et de faire attention à ce que nous mettons dans nos assiettes. D’ailleurs depuis quelques mois maintenant, je ne mange plus de viande. Je ne suis pas une militante du « no meat », c’est juste que je n’ai jamais vraiment été habituée à en manger (ma mère est une spécialiste des galettes aux céréales et j’ai été élevée à ça) donc de base, ça ne me vient pas naturellement. Je ne critique pas les carnivores et je peux comprendre l’attrait pour la viande, simplement, de mon côté,  je me régale plus avec un bo-bun au tofu qu’avec une entrecôte saignante ou un suprême de poulet.

Paint It Green

Comme mes amis me connaissent un peu (mais vraiment un peu), ils ont eu la riche idée de m’offrir pour mon birthday un bon cadeau pour un atelier de cuisine végétale – atelier qui s’est donc tenu en novembre dernier au Foodlab de l’espace de co-working Volumes dans le 19e arrondissement de Paris. Je voulais vous en parler en petit peu car cette expérience a été l’occasion de découvrir la diététique ayurvédique et j’ai trouvé le sujet vraiment intéressant.  La session à laquelle j’ai assisté était menée par Camilla Malvestiti de Paint It Green, chef vegan qui a fait de nombreux séjours en Inde où elle s’est formée à l’ayurveda.

Alors c’est vrai que d’emblée, le terme « ayurveda » fait un peu secte – ou tout du moins science obscure qui se pratique au fin fond d’une cabane dans la forêt lointaine où on entend le hibou. Certaines personnes peuvent s’imaginer aussi une sorte de « régime » qui consiste à boire des infusions de plantes à tire-larigot tout en se frictionnant le corps avec des cailloux et en récitant des mantras en sanskrit. Grand bien nous fasse, on en est loin.

Pour ceux qui ne connaissent pas, l’ayurveda est une discipline qui date de plus de 5000 ans et que l’on pourrait grossièrement associer à la médecine traditionnelle d’Inde. Elle n’est pas spécialement reliée à une religion mais elle a cependant une dimension spirituelle très ancrée. Je ne suis pas assez calée sur ce sujet pour en expliquer davantage, je vais simplement me contenter de partager ce que j’ai appris lors de l’atelier Paint It Green.

ayurveda : les 3 doshas

La première chose à retenir c’est que selon l’ayurveda, chaque être humain est constitué de trois « doshas »  (ou énergies vitales) qui, concrètement, déterminent votre condition physique. Ces trois dosha sont : « vata », « pitta » (rien à voir avec le pain grec) et « kapha » et sont présents chez tout le monde – néanmoins dans des proportions différentes.

Chaque dosha est lui-même relié à des éléments spécifiques :

  • l’air et l’espace pour « vatta »
  • le feu et l’eau pour « pitta »
  • la terre et l’eau pour « kapha ».

Il existe des tests pour savoir quel « dosha » prédomine votre constitution énergétique. A priori, en ce qui me concerne mon tiercé gagnant est, en premier, « vatta » (ma prédominance donc), en deuxième « pitta » et en troisième « kapha ». L’idée c’est que ces 3 « doshas » soient en équilibre pour être dans un bon état de santé. Et c’est pour atteindre cet équilibre que la diététique ayurvédique entre en scène.

LES 6 SAVEURS

Pour équilibrer vos « doshas », il va en effet falloir mettre en place une stratégie culinaire autour de 6 saveurs :

  • le sucré
  • le salé
  • l’acide
  • l’amer
  • le piquant
  • l’astringent

Chaque saveur correspond à un groupe d’aliments qui ont tous des effets spécifiques comme le tableau d’Ayurveda Revolution l’indique :

Dans la catégorie sucré, on retrouve par exemple les sucres naturels (sucre de canne, miel, sirop d’agave), les fruits (bananes, avocats, pêche, cerise, poire, dattes…), les céréales (pain, pâte, riz, orge, avions etc), les produits laitiers, les noix et la viande.

Pour l’atelier Paint It Green, nous avons écarté les produits laitiers et les viandes vu qu’il était question de cuisine végétale et donc vegan. Voici le menu que nous avons concocté en quelques heures de session :

  • Kitchari aux 6 saveurs
  • Soupe de potiron/lait de coco et tamari
  • Taboulé de chou-fleur et avocat
  • Raita de kale au garam masala
  • Pudding au thé matcha et vanille

Alors je vais éviter de détailler les 3h00 que nous avons passé à cuisiner. Je vais simplement vous faire part de quelques infos qui m’ont marquée :

  1. Le saviez-tu ?  Le kitchari est le plat « pilier » de la cuisine ayurvédique. A base de riz, il contient également des  « haricots mungo » (pour la dose de légumineuses), du beurre clarifié (dans la recette d’origine), des légumes et, bien évidemment, des épices.  IL EST AUSSI TRES SIMPLE A FAIRE.
  2. Le saviez-tu ? Pour remplacer la semoule pour un taboulé sans-gluten, l’astuce est de prendre un chou-fleur et de couper délicatement sa tête. Des petits grains blancs vont se former et s’émietter naturellement pour devenir le sosie officiel de la semoule.
  3. Le saviez-tu ? Le yaourt au soja, ben c’est pas si immangeable que ça ! Perso, quand j’ai vu le pot sur la table, j’ai eu un peu peur parce que vraiment ça n’est pas du tout à mon goût. Nous nous en sommes servis pour le « raita » qui une sorte de faux-cousin du tzatziki grec. Eh ben en vrai c’était vachement bon. Epicé comme il faut, le yaourt au soja remporte l’Oscar du meilleur imitateur de fromage blanc.
  4. Le saviez-tu ? Le tofu soyeux (que je ne connaissais pas) est également un épatant substitut pour tout ce qui est trucs à base de crème type dessert. Et tout comme le yaourt soja, ça passe crème (huhu).

Après quelques heures d’épluchage de légumes, de casseroles mijotant à feu doux  et de mixage de soupe, nous avons pu déguster le fruit de notre dur labeur. Et le résultat a été un vrai délice. Beaucoup de saveurs dans l’assiette et la sensation de se régaler tout en mangeant sainement. Petit bémol cependant en ce qui me concerne car, si vous voulez tout savoir, je ne digère pas très bien les aliments crus et encore moins tout ce qui rapporte au chou/chou-fleur. C’est pour ça que, même si j’ai bien compris le principe de la cuisine ayurvédique (équilibre des saveurs, des textures etc), je pense que c’est réellement quelque chose qu’il faut appliquer en fonction de sa propre constitution et du fonctionnement de son organisme. Au final, il s’agit de prendre par-ci par-là des enseignements qui peuvent nous correspondre et nous faire du bien sans nécessairement appliquer tout à la lettre. Au risque d’enfoncer des portes ouvertes : il faut avant tout écouter son corps et faire en fonction de ce qu’il réclame (et des fois, il réclame des choses pas très catholiques 😏) (je parle de nourriture, bien sûr 😂)

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Quelques photos prises au cours de l’atelier : 

 

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