Jägermeister : deux jours au coeur d’une institution allemande en plein retour de hype

Berlin. Ses travaux incessants, ses graffitis, ses curry wurst, ses « bier garten » mais surtout son inépuisable souffle de liberté.

Trois ans après avoir découvert pour la première fois l’incroyable tumulte berlinois, le destin m’a à nouveau poussé dans ses bras. Enfin, quand je dis le destin, oui et non. C’est plutôt un petit voyage de presse en bonnes et due formes qui m’a amené à y remettre les pieds. Et c’est à Jägermeister, la célèbre marque de liqueur que je dois ce sacré périple.

Car je ne m’y attendais pas forcément, mais ce court séjour placé à l’origine, sous le signe de la découverte et l’information, allait s’avérer un joyeux bazar, ambiance colonie de vacances. Le but de l’escapade ? Partir sur les traces de cet alcool historique, devenu une véritable institution en Allemagne. Ca c’est sur le papier. En réalité, ça a été une autre histoire…

 

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Mais commençons par mettre les choses rapidement au point. Au pays de la charcuterie au petit-dej’, le Jägermeister est un « passage » obligé et logique de toutes les soirées dignes de ce nom. En France, il se fait plutôt timide dans les fiestas et pointe la plupart du temps le bout de son nez sous forme de « Jägerbomb » – ce fameux shot à base de Red Bull qu’on sert de temps en temps mais pas partout et du coup personne n’y pense.

Malgré ses difficultés à convaincre le marché frenchy, Jägermeister jouit tout de même d’une réputation plutôt underground, qui lui confère un petit caractère hype. Le logo (les cerf de Saint-Hubert affublé d’une croix et d’une auréole) lui-même participe à la catégorisation de la boisson dans la rubrique « hipster way of life ». Et c’est d’ailleurs bien dans cette ambiance que nous sommes aller visiter l’envers du décor sur ses terres natales.

Plantes, macération et indiscipline

La première étape du voyage a été de visiter le lieu de naissance du Jägermeister, une petite bourgade à quelques heures de route de Berlin portant le doux nom de Wolfenbüttel. C’est là que Curt Mast, amateur de chasse et passionné de chimie, a développé l’idée de son père Wilhem qui, au 19e siècle, fut à la tête d’une fabrique de vinaigre. Fan de plantes et d’épices en tous genres, Mast fils travaillera d’arrache-pied pour établir la recette de sa liqueur : un mélange précis et bien dosé de 56 plantes, extraites et macérées selon une méthode bien particulière et top secrète.Car attention, chez Jägermeister on veut bien communiquer mais on ne nous dit pas tout.

Jägermeister

Petit patchwork des plantes et épices nécessaires à la préparation du Jägermeister

Pendant une après-midi entière nous avons eu droit d’abord à un cours de physique chimie, power point à l’appui puis à une visite détaillée mais pas trop quand même de l’usine où les vapeurs d’alcool nous tous clairement retourné le cerveau.

Autant dire que le combo cours magistral + fatigue accumulée du fait d’un départ très matinal de Paris + les effets d’une dégustation précoce de liqueur nous ont nettement ôté tout semblant d’attention. Résultat, dans les rangs, ça chahutait pas mal, en mode classe verte au musée qui attend juste la récré.

Jägermeister

La troupe dans toute sa splendeur devant les cuves Jägermeister

Après ces plusieurs heures passées au coeur du poumon Jägermeister, nous avons quand même eu droit à un temps « libre » : pour certains, synonyme de sieste et de douche, pour d’autres, de « allons picoler au bar puisqu’on est là pour ça ».

Pour le dîner, nous avons été amenés dans un restaurant hyper classe à quelques encablures de la Jägermeister « guesthouse » (car oui, il y a une auberge Jägermeister) où nous avions été accueillis comme des stars. Chez Trésor (le nom du resto), nous avons mangé comme des seigneurs et nous nous sommes abreuvés de…. (devinez un peu) Jägermeister. Of course. En cocktail apéritif, en dessert digestif, en shots de fin de repas – le tout entre-coupé de verres de vin blanc ou rouge (là dessus on avait quand même le choix).

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Bref, pas besoin de faire un dessin : la joyeuse troupe que nous étions n’en menait pas large mais la soirée n’était pas près de se terminer. Retour à la « guesthouse », direction le bar de l’auberge où nous avons pu scandaleusement laisser libre cours à nos pulsions fêtardes. Problème, le lendemain nous devions être sur le qui-vive dès 9 heures du mat’ pour reprendre la route direction Berlin. Par je ne sais quel miracle, tout le monde a peu près répondu à l’appel en temps et en heures.

Le trajet des survivants 

Ce que nous ne savions pas c’est le trajet pour rejoindre la capitale allemande allait quasiment être fatal : 3 heures de bus interminables qui ont donné lieu à de véritables scènes post-guerre. Des cadavres en pleine récupération de la veille, avachis dans tout les sens sur des banquettes inconfortables. L’avantage c’est que ce long transfert a aussi été l’occasion de débriefer la soirée pour ceux qui auraient eu l’audace d’aller se pieuter avant la fin de la fiesta.

Dans un état de léthargie avancée, notre petite bande a fini par reprendre vie aux abords de Berlin. Premier stop, un spot perdu dans les champs où un pro du graffiti nous attendait avec de très bons sandwichs pour nous apprendre à jouer les street artists. Par équipe, nous avons été invités à réaliser une oeuvre originale, en lien avec l’univers et l’esprit Jägermeister. Mais à part dessiner un coeur rose bonbon, j’avoue que la non-maîtrise de la bombe ne m’a pas permis de m’exprimer comme il se devait.

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Pink paradise

Après cet interlude artistique, nous avons enfin pu poser nos petites valises dans ce qui est probablement l’un des hôtels les plus branchés de Berlin : le Nhow, quatre étoiles au compteur et surtout une terrasse avec vue imprenable sur la Spree. La particularité de cet établissement n’est pas uniquement d’être largement luxueux mais d’être surtout branché musique H24 7j jours sur 7. Concerts et autres showcase s’y déroulent quotidiennement, notamment dans le hall principal où des guitares sont même mises à disposition pour les clients mélomanes en mal de gratte. Autre chose aussi : les chambres y sont intégralement roses. Ce qui peut à la fois amuser et faire mal aux yeux.

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Mais là encore, pas trop le temps de s’attarder sur la déco car nous nous avons rendez-vous avec Nils Boelse, pro des cocktails et « master » de la maison de Jägermeister. Dans un bar à l’ambiance sombre, le bonhomme et son tablier prépare sous nos yeux ébahis des mélanges improbables et délicieux à déguster « on the spot » et à base, bien évidemment, de Jägermeister. Grâce à ses arômes intenses et en même temps épicés et délicats, la liqueur se fond à merveille avec divers alcool. Le cocktail qui m’a cependant le plus marqué, a été celui concocté par Nils à base de thé. Une petite tuerie.

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Pour clôturer cette journée en beauté et remplir nos petits estomacs (enfin surtout éponger les traces d’alcool), nous avons eu le privilège de dîner dans un des restos les plus huppés de Mitte : Katz Orange. Et si c’était très beau, très bon, très chic et très choc, ça ne vaut malheureusement pas un bon vieux kebab berlinois dégusté à 5h du mat’ à côté du Mur. Berlin style baby.

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Merci à Jägermeister et l’agence Revolvr pour ce séjour de dingue. Une grande marque, de très beaux souvenirs.

Ce n’est pas comme si vous ne le saviez pas, mais faites gaffe quand même, l’abus d’alcool est officiellement plutôt pas la meilleure chose pour la santé. Drink smart et safe 😉

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